Le stress au travail : un fardeau pour le travailleur, mais aussi pour l’employeur !

Le stress au travail est aujourd’hui un problème courant. Il pèse sur celui qui le subit, avec des conséquences personnelles (problèmes de santé, financiers, sociaux ), et il pèse aussi sur l’entreprise. Manque de concentration, manque de collaboration, démotivation, absentéisme… tout cela a des conséquences directes sur la rentabilité d’une entreprise.

Pourtant, le stress n’est pas une fatalité : il existe des moyens efficaces que l’on peut mettre en place au sein même de l’entreprise, et qui permettent de lutter contre ce fléau.

Le stress au travail, en quelques chiffres.

En Belgique, l’absentéisme au travail est en augmentation constante depuis une décennie. En 2013, le niveau record a été atteint, avec une moyenne de 14 jours par travailleur.
Le coût de cet absentéisme pour les employeurs est estimé à 10.6 milliards d’euros : une charge énorme.

Si le vieillissement est mis en cause – les travailleurs de plus de 50 ans étant plus souvent absents que leurs jeunes collègues – une autre cause majeure est le stress. Ses symptômes variés (maux de tête, palpitations, insomnies, pensées dépressives etc) sont responsables de 34% des absences.

Si l’on interroge les travailleurs belges, 64% déclarent être soumis à du stress, et 28% déclarent ressentir du stress en permanence.

Dans les cas les plus extrêmes, ce stress permanent mène au burnout : d’après Securex, près d’un travailleur sur 10 est concerné. Et dans ce cas, l’absentéisme de longue durée est souvent inévitable.

Il est donc indéniable que le stress coûte à l’entreprise. Au-delà de l’absentéisme, le stress cause du turn-over et de la démotivation, qui, même s’ils ne sont pas toujours quantifiables, coûtent incontestablement à l’entreprise.

Pourquoi tant de stress ?

On ne peut jamais complètement exclure une part de stress venant de la vie privée du travailleur, mais il faut cependant comprendre que vie privée et vie professionnelle ne sont pas hermétiquement cloisonnées. Dans la tête du travailleur stressé, toutes les facettes de sa vie forment un tout, et c’est son mode de fonctionnement qui peut le conduire à épuiser toutes ses ressources jusqu’au stress extrême, voire au burnout.

Contrairement à ce que l’on peut penser, ce sont souvent les travailleurs les plus motivés et les plus perfectionnistes qui peuvent basculer, en se surinvestissant dans leur travail jusqu’à l’épuisement.

Que faire ?

Néanmoins, au sein de l’entreprise, il y a des leviers d’action pour réduire le stress. En réduisant le stress, l’entreprise soulage ses travailleurs de ce fardeau, et se soulage elle-même des coûts élevés qui vont de pair.

Au sein de l’entreprise, on peut identifier plusieurs leviers d’action sur le stress :

  • les conditions de vie au travail (environnement, horaires etc…)
  • la manière dont le travail est organisé
  • le contenu du travail
  • les relations interpersonnelles
  • la communication
  • le management
  • la cohérence entre les valeurs de l’entreprise et son fonctionnement.

pilotage des énergies en entreprise

En mettant en place un cadre de travail équilibré, l’entreprise offre à ses collaborateurs le cadre qui permet de se sentir bien et donc de faire du bon travail.

La mise en place de ce cadre se fait en deux temps :

  • une étape de diagnostic : quels sont les symptômes, comment l’entreprise fonctionne-t-elle, quel est le ressenti des collaborateurs ?
  • une étape solutions : elles peuvent être préventives ou curatives, et peuvent concerner tous les axes repris dans le schéma.

Solutions préventives.

L’information est un outil-clé. Si le management et les travailleurs sont mieux informés sur le stress, son fonctionnement, ses symptômes et ce qu’il y a moyen de faire pour l’éviter, ils peuvent plus vite en percevoir les signes et agir en conséquence.

Donner les outils à chacun pour gérer son stress est aussi un moyen de prévention efficace. Cela peut se faire sous forme de formations à la gestion du stress et des émotions, soit de manière collective (ateliers) soit individuellement.

Pour les managers, les former à être des manager-coaches les aidera à appréhender le stress de leurs équipes. Ils pourront être à l’écoute de manière bienveillante et respectueuse, et prendre leurs responsabilités dans le domaine de la prévention.

Enfin, améliorer les processus de communication dans l’entreprise impacte positivement le niveau de stress.

Solutions curatives.

Si les problématiques liées au stress sont déjà installées dans l’entreprise, il est important d’en identifier les causes. On peut ensuite y remédier de différentes manières :

  • individuellement, avec des équipes, avec des groupes homogènes issus de différents départements…
  • en abordant des thématiques générales, par exemple : le management
  • en abordant des thématiques précises : assertivité, gestion de l’agressivité, feed-back…

Nous aborderons les outils plus en détail dans de prochains articles.

En conclusion.

Les méfaits du stress au travail sont clairement établis, mais ils ne sont pas une fatalité. Au plus tôt les problèmes sont détectés et traités, au moins le travailleur et l’entreprise auront à souffrir de ses conséquences.

Vous vous posez des questions à propos de la gestion du stress au sein de votre entreprise ? N’hésitez pas à nous contacter pour en parler.